Petite histoire européenne du PUC

Du 2 au 7 juin prochains, le PUC va renouer avec sa tradition européenne. Une tradition qui l'a vu écrire parmi les plus belles pages du baseball français.

Tout commence en 1963 quand le PUC dispute la première coupe d'Europe des clubs. Elle se déroule en France. À Rocquencourt (Yvelines), le club de la Violette s'incline 9-2, en quart de finale, face au Picadero de Barcelone, futur vainqueur de cette première édition. Le club cesse ses activités à la fin de la saison et renaît en 1965. Les pucistes vont alors prendre le temps de construire le club avant de se mesurer au niveau international.

L'équipe du PUC en 1969, entrainée par l'espagnol Guillermo Gabriel, champion d'Europe en 1955

En 1970, le PUC organise sa première tournée internationale en se rendant en Italie. Les équipes de la Botte sont trop fortes mais le club engrange de l'expérience. La même année, le club s'incline à Paris 0-12 contre les South African Universities mais décroche ensuite sa première victoire internationale face aux Stockhom All Stars (14-11) lors d'un tournoi international suédois.

C'est en 1971 que le PUC renoue avec une compétition européenne officielle. Les parisiens reçoivent le Rayo Vallecano de Madrid pour les qualifications en vue de la coupe d'Europe. Les espagnols infligent une lourde défaite 4 à 33. En juillet, le PUC remporte sa première victoire sur un club espagnol en battant 11-4 San Dalmazo Cunéo en Coupe Méditerranéenne. L'année suivante, le PUC remporte une première victoire sur un club belge, les General Motors d'Anvers (8-7) au tournoi international de Borgherout.

Le PUC a organisé de très nombreuses compétitions internationales, officielles ou non, dont plusieurs coupes d'Europe A

Si le PUC atteint les quarts de finale de la Coupe d'Europe en 1973, terminant 5ème, c'est surtout l'année 1976 qui va marquer l'histoire du club et du baseball français. Le PUC se hisse en demi-finale de la coupe d'Europe, terminant 4ème après s'être incliné en demi 5-0 face aux belges du LutchBall.

Le club parisien obtient finalement ses deux premières victoires contre des clubs italiens en 1978 contre San Remo (15-9) et Micheli (6-5), en amical. Nouvelle première en 1979 quand les pucistes s'imposent 2-1 face à l'Université de Rotterdam lors de la 2ème Coupe Universitaire de Paris. Les pucistes obtiennent enfin une victoire face à un club hollandais.

Le PUC de l'ère Yoshida (1989-1993)

Dans les années 80, le PUC va jouer aux montagnes russes entre les tournois internationaux et la Coupe d'Europe B. Le PUC remporte ainsi plusieurs victoires sur des clubs hollandais, espagnols ou italiens en tournois (vainqueur des tournois d'Utrecht en 1982 et de Zulpich en 1987, tournée italienne en 1980 avec une victoire sur Livourne 7-3, etc.) mais coince, malgré quelques belles victoires (comme contre Manheim Tornados en 1983 ou Viladecans en 1984), à revenir en coupe d'Europe A. Mais il y parvient en 1986, remportant invaincu la coupe d'Europe B avec un 10-0 infligé aux Cologne Dodgers dans le match décisif. Le PUC refait alors son apparition dans le groupe A en 1987, terminant 5ème et en étant l'organisateur de la compétition à la Cipale.

Les pucistes finissent par redescendre en coupe d'Europe B en 1989. Cette année-là, le club enregistre l'arrivée d'un nouveau manager, la star du baseball japonais, Yoshio Yoshida. La légende japonaise vise haut et son équipe la coupe d'Europe B à Reading (GB). Pour son retour dans le haut niveau européen, le PUC va marquer les esprits avec une des plus grandes victoires françaises à l'international. Le PUC va tout simplement se permettre de battre 11 à 4 le champion d'Europe du moment, Rimini. C'est la première victoire d'un club français contre un club italien en coupe d'Europe. Et le lanceur victorieux, l'américain Tony Chavez, sera le premier joueur du PUC à jouer ensuite en Major League Baseball.

Tony Chavez, le lanceur puciste victorieux contre Rimini en 1991

En 1991, à Pershing, le PUC accueille la coupe d'Europe A et y termine 5ème. La France n'accueillera plus cette compétition avant 2015. En 1993, le club se rend à Rimini et va y gagner son meilleur résultat européen en terminant 3ème. Pour l'occasion, le club dispose de San Marin (14-10), de Viladecans (6-4) et une nouvelle fois de Rimini (9-8). L'ère Yoshida aura apporter quelques uns des plus grands exploits du baseball français.

Le PUC, abandonnant son titre de champion à Montpellier en 1993, va ensuite jouer la coupe des coupes A (1994) puis B (1995) avant de disparaître des compétitions européennes jusqu'en 2000, où le club revient en coupe des coupes B, organisant la compétition. Champion de France 2000, le club participe à la coupe d'Europe A en 2001 et y termine 3ème malgré 3 victoires en 5 matchs. En 2002, les pucistes participent à la coupe d'Europe CEB A, terminant une nouvelle fois 3ème malgré 3 victoires en 4 matchs. L'année suivante, nouvelle participation en coupe CEB A, terminant 5ème pour sa dernière participation à une coupe d'Europe.

En 2015, le PUC retrouve l'Europe. Si le club de la Violette n'est pas un grand nom du baseball européen, son histoire démontre qu'il a su, par moment, se dépasser pour rivaliser avec les meilleurs et ainsi écrire parmi les plus belles pages du baseball français. Nul doute que du 2 au 7 juin prochains, les joueurs, les organisateurs et les bénévoles auront à cœur d'écrire une autre belle histoire.